En mai 2016, deux journée de re-stauration ont été in-staurées,


Avec l'aide de Yoyo le forgeron,


Pour réanimer les pattes du chevalet présent chaque journée ou presque,


Sur le parvis du Resto12 airvaudais,


Que jadis peu de temps,


je côtoyais quotidiennement.

 


J'étais l'ouvrier du créateur cuisinier, qui, à quelques occasions, lui donnait des idées.
J'épluche, coupe, mixe, jute, place, déplace, transvase, pose, prends, assemble, soupoudre, chantillyse, chante et déchante, plonge sauna, nettoie, porte, rince, essuie, frotte, grince.

J'inspire et transpire, bougonne et palabre, déconne, m'applique, me trompe, (p)répare, fais et refais.

Je rigueur, je fantaisie, je ne pends pas au sérieux mon appétit.
Je suis l'ouvrier du créateur cuisinier, qui à quelques occasions lui donne des idées.



Comme si le cuisinier compose un livre, recherchant, posant, gérant les éléments. Et qu'une âme se charge de les assembler, de les caresser, puis ensuite de les transmettre à la salle restauratrice.

Comme si le cuisinier façonne des métaux, des pinceaux ou une photo. Et qu'une âme se charge de les souder, de les assombrir, de les raviver, de les télécharger, de les recadrer avant leurs diffusions.

Avant de les transmettre à la rue populaire, à une galerie d'art, à la salle aux ensorceleuses de charme serveuses qui font en sorte que ces créations soient présentables, agréables, de qualité, de simplicité.



La salle est à la cuisine, ce que la maison d'édition est à l'auteur. Tous les ingrédients se composent en cuisine, comme les mots gisent de l'écrivain.

La mixture des cuisiniers, des ouvriers, de sueur, se cogne, se mélange, s'assemble. En salle, elle prend vie.

Le service en salle, comme une maison d'édition qui va proposer, expliquer, promouvoir, distribuer un livre.

La serveuse, portant, maniant, jonglant avec l'assiette s'avance délicatement vers le client, à son écoute évidemment, pour lui énoncer, lui servir entrée, entremets, dessert, focalisée sur la satisfaction de son invité.

La salle, les serveuses et leurs convives auront le verdict final quant au goût des plats, quant à l'esthétisme de l'assiette. Et Dame cuisine, elle, s'en félicitera, s'en satisfera, s'en excusera. Dans tous les cas, elle se remettra en cause en permanence, et améliorera ce qu'elle sortira de son choeur la prochaine fois.
 
 
Toutes ces synchronisations nécessitent un peu de sang froid, de communication, d'opiniâtreté, d'engouement à la tâche de la part des énergies façonnant, et proposant ces plats sucrés, salés à leurs clients. Comme une connexion d'humour, sérieuse, de laisser-aller pour le travail bien fait.

Et puis, quand on propose des produits de qualité, faits maison, quand résonnent ces fanions, on en bave un peu, beaucoup, mais au fond, on se murmure que c'est plutôt bon.

Que Stéphane, Eric, Manu, aujourd'hui Christo et Virginie, et leurs employés ont de quoi éprouver un plaisir dans l'ouvrage que leur coeur a entre-pris , entre-prend, et entre-prendra.


Le café des taverniers m'attend!

http://www.le12restaurant.fr/



 
 
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