Peinture de lettres au citron                                                                                    

Publié en 2009,
Par la Société des Ecrivains (Publibook)                                                                                                                     





Un recueil de textes poétiques, écrits en l'espace de trois mois, dans une période très difficile.
Décomposé intérieurement, cette production m'a, malgré tout, permis de m'occuper l'esprit pour réguler un peu ma brutale chute d'alors, dévalent mes précipices précipiteux. Lorsque je relis ces écrits-là, j'ai ce sentiment d'une écriture extrêmement abstraite, reliée aux cieux mais orpheline de sa terre, orpheline de ma terre en mal-être.
Me découvrant un goût pour l'écriture, pour ce voyage, sans que je n'en prenne pleinement conscience.
 
Je n'avais aucune connaissance du monde de l'édition. Et j'ai naïvement accepté un contrat à compte d'auteur que la Société des Ecrivains m'a proposé. Cela signifie donner de l'argent pour pouvoir être édité. C'est un peu comme de l'auto édition, dans le sens où lorsqu'on imprime et vend soi-même son livre, nous nous devons aussi d'investir quelques centaines, voir milliers d'euros. J'ai réalisé par la suite que ces deux méthodes n'avaient que trop peu de sens. Lorsqu'on travaille sur un livre, qu'on produit une création, il semble injuste de payer pour pouvoir l'éditer, la diffuser, que ce soit par le biais d'une maison d'édition, ou d'une imprimerie. Par contre, il m'apparaît plus constructif de collaborer avec une maison d'édition, association, et de partager les gains perçus par la vente. Cela s'applique à toute forme de labeur. Dans la sphère éditoriale, cela s'appelle le compte d'éditeur. Il peut arriver que des maisons d'édition artisanales, aux petites envergures, vous demandent quelques dizaines d'euros, pour se lancer, ce que j'approuve, tout dépend du courant passant entre l'auteur et l'éditeur. Du moment que la maison d'édition n'exige pas quelques centaines ou milliers d'euros, le deal me semble plutôt honnête.
 
J'ai rencontré des soucis avec la Société des Ecrivains, cette filiale du groupe Le Petit Futé.
En redressement judiciaire, la menace de non publication de mon livre planait, alors que j'avais investi tout de même de l'argent, bien aidé par mes Pater- et Mater- nels. Afin que ma petite production puisse être éditée.
Il s'avère qu'ils ont fini par l'imprimer et le vendre. La maison d'édition s'est divisée en deux, et à la Société des Ecrivains, s'ajoute le patronyme Publibook. Quelle synergie, que je ne conseille à aucun auteur ayant un minimum de respect et de valeur envers lui-même et son travail. La Société des Ecrivains, grillée dans le milieu, se substituant en partie à Publibook, rachetée par d'autres actionnaires. Je pensais l'ingérence de leur part terminée pour de bon. Que de nobles voleurs, ayant eu vent de leur fonctionnement, piratent leur site, ou rendent leurs bureaux vides...
 
Eh bien non, le contrat entre eux et moi stipulait que les ventes du livre prendraient fin à l'été 2012.
Hélas, en juin 2013, j'ai pu constater que le livre n'était pas retiré des ventes, et que je ne touchais malgré tout plus aucun dividende argenté. Du coup, je les ai appelés et leur ai envoyés un mail, en leur demandant de respecter le contrat, et de me faire parvenir au moins cinq livres à leurs frais, par principe. Ce qu'ils ont fait, en me promettant que l'ouvrage ne serait plus disponible sur les sites internet. En espérant qu'ils ne continuent point à le commercialiser dans des librairies à papiers virtuels ou réels sans mon visu, à mon insu.




 




 
 
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